Le cake-walk est né aux Etats unis au milieu du XIXe s. de l'imitation par
les noirs des danses pratiquées par les blancs.
C'est une danse dont le rythme est légèrement syncopé, à 2/4 de type ragtime
(rencontre entre le blues et le jazz).
Il s'agissait au départ d'une caricature : les esclaves noirs sont en couple
cote à cote en "singeant" les manières des blancs. Ils executaient une
marche (d'où le nom de walk) sautée, avec le tronc rejeté en arrière (= "pas
du kangourou" typique du cake-walk) et introduisaient une grande part
d'improvisation gestuelle. Les vetements des danseurs et danseuses sont si
possible identiques à ceux portés par les blancs (redingote, chapeau, robes
blanches, grands chapeaux...).
Ceci plut aux blancs qui ne perçurent pas la parodie et organisèrent des
concours où les meilleurs couples d'esclaves gagnaient un gateau comme premier
prix (cake).
Bien que réprimée par la morale, cette danse eut du succès
jusque vers les années 1910. Il y eu des représentations par des danseurs noirs
célèbres (les Walkers, les Elks lors des spectacles du Nouveau Cirque).Elle
fut également pratiquée par les aristocrates.
L'importance de cette danse tient du fait qu'elle est la première entrée du
jazz sur les pistes de danse.
RETOUR À LA PAGE
D'ACCUEIL